Donc, le dimanche 21 novembre…

     Comment des adultes lisent-ils des contes de fées ou contes merveilleux?  Ce thème a été abordé de manière très souple…

     Femmes qui courent avec les loups (1996 pour la traduction française, Livre de poche) de Clarissa Pinkola Estès est, pour Annie, un ouvrage très touffu dont il est difficile de parler à brûle-pourpoint; pour cette psychanalyste métissée, la femme n’est pas elle-même, elle est contrainte par la société, par des traditions anciennes. De manière progressive, elle analyse, dans de nombreux contes, le comportement de femmes dans leur vie quotidienne et dégage des explications en rapport, par exemple, avec les mythes. si la lecture de cet ouvrage requiert des efforts, ils sont récompensés…

Annie enchaîne avec Le rire de la grenouille, petit traité de philosophie artisanale (2008,  chez Carnet Nord) de Henri Gougaud. Cet humaniste, ouvert aux opinions d’autrui, collecte des contes dans différentes cultures, les offre  avec beaucoup de fraternité à la découverte… Etre conteur, un si beau métier… Dans cet ouvrage, il propose son propre ressenti, ses opinions, réflexions en émaillant son propos d’histoires à travers lesquelles il étudie tous les aspects de la vie humaine…

Le conte australien, « Le rire de la grenouille », a donné son titre à l’ouvrage; Annie nous le lit avant de nous faire découvrir « Les sept plumes de l’aigle » : un enfant métis, élevé par son père, rejeté par les Blancs… Une quête initiatique… Une écriture très poétique…

Josette, fidèle depuis la première séance du 19 septembre, revient sur Le Prophète de Khalil Gibran, qu’elle est en train de lire, explorer : Raphaël lui a donné l’envie de le découvrir… Il parle de « nous« ! Elle est très surprise que des thèmes aussi variés que l’amour, le mariage, les enfants, la tristesse, etc (cf. la table des matières) soient évoqués avec autant de simplicité, et que le titre de cet ouvrage soit connu essentiellement par le bouche-à-oreille… Dans la Préface, Amin Maalouf évoque sa circulation « en marge« … Un livre de chevet,   à lire et à relire, dans lequel des réflexions sont introduites par une petite histoire : par exemple le peuple d’Orphales dans un village fictif : un propos simple mais plein de vérités! Josette nous lit « L’amour » , « Alors, lui dit Almitra, parle-nous de l’amour », et Yolande, à sa demande,  » L’enseignement« … Les échanges qui s’ensuivent – sensibilité à la phrase « plutôt sa foi et sa tendresse« , impact si l’enseignant croit en ce qu’il dit, si on est habité par ce qu’on dit – débouchent sur la question : qu’est-ce qu’enseigner?  Plusieurs insistent sur la participation de celui qui apprend, prend du savoir… Et sur la difficulté d’assumer son rôle d’enseignant… Josette nous rappelle et nous lit le propos de Khalil Gibran : « Vos enfants ne sont pas vos enfants… » Annie suggère de lire par petits bouts cet ouvrage, exigeant, pour pouvoir les « digérer »…Ouvrage assez incroyable par l’actualité de ses thèmes, qui ne nécessite pas une lecture linéaire…  Annie rappelle une phrase d’Henri Gougaud : « D’abord il faut se garder de confondre l’importance des choses avec le bruit qu’elles font« , allusion à notre société… Et Josette une d’un de ses auteurs favoris : « Ecouter, ce n’est pas croire… »

Transition toute trouvée pour présenter Vivre avec soi, ouvrage de Jacques Salomé, qui propose une approche similaire : on peut le lire dans le désordre…

Depuis plusieurs minutes, sous la table d’Ingrid et Gwenaël, frémissait un sac. Ils se révèlent des  lecteurs assidus et passionnés de Bernard Weber, auteur contemporain de science-fiction, à la culture scientifique étendue : dans la trilogie des Fourmis (de 1991 à 1996) , L’arbre du possible (1996), l’Empire des Anges (2000), le cycle des dieux (de 2004 à 2007), etc, il y a plein de petits morceaux qui se rapportent à l’encyclopédie du savoir relatif et absolu… un enchevêtrement de connaissances, toujours cohérent, précise Annie..

Ingrid extirpe un premier ouvrage, le dernier ouvrage de cet auteur : Le rire du cyclope (1er octobre 2010), dont elle vient d’entamer la lecture… Le Cyclope, un humoriste à la mode, Darius Woyziek, vient de décéder dans sa loge d’un fou-rire : crise cardiaque? Assassinat? Une jeune journaliste, Lucrèce Nemrod, penche pour cette éventualité.Une écriture simple qui  coule, une trame principale qui favorisent une lecture plaisir, accessible à tout public, précise Gwenaël; qui donne envie de s’incruster dans le livre, rajoute Ingrid : elle dévore ce roman pendant ses temps de pause, les sketchs insérés dans la trame, elle se régale d’affirmations telles que : « les trous du cul ont de l’avenir« , est sensible à la fin du spectacle : Darius, qui a perdu un oeil, dévoile, quand il en soulève le cache, un coeur rose … Gwenaël insiste sur les réflexions en rapport avec la vie quotidienne, les sujets d’actualité, le rapport dominant-dominé : thème récurrent. Et annie sur la dimension poétique…

Au tour de Gwenaël de présenter Le papillon des étoiles… Des hommes quittent la terre pour une autre planète à mille années lumière; la population de ce vaisseau – cent-quarante mille personnes sur plusieurs générations – évolue, et les cycles se reproduisent avec, par exemple, l’apparition de tyrans : l’humanité recommence son histoire…

Et du sac sort un objet-livre, magnifique (2009, Gallimard Jeunesse) : un album du Petit Prince de St-Exupéry où les dessins se déplient en 3D… Impressionnant travail des maquettistes, les Associés Réunis… Ouvrage à offrir à des enfants précautionneux, qui suscite l’émerveillement des grands autour de la table, avec leur regard d’enfant,  et avec leurs yeux d’adulte.. Histoire assez triste et mélancolique pour Ingrid; pour Annie, on peut supposer autre chose sur la façon dont il disparaît, on aime de beaucoup de façons… Le serpent à la fin prend une valeur différente selon la culture : il est une divinité de l’énergie dnas le monde hindou…

Une nouvelle surprise émerge sur la table : Sous le signe des fées (2010, Edition Au bord des Continents) de Sandrine Gestin, auteure des textes et des illustrations, de magnifiques aquarelles, acryliques… Nous nous amusons à réclamer la lecture du poème lié à notre signe zodiacal… Ingrid évoque un autre ouvrage, La petite faiseuse (2008  ) : l’histoire d’une fée qui se réveille amnésique; elle rencontre nombre de personnes pour retrouver sa mémoire… Si la curiosité vous titille, vous pouvez en savoir plus sur son site : htttp://sandrinegestin.com

Les aiguilles ont tourné… Avant la projection de Comics nous remettant Betty Boop en mémoire, Gwenaël nous appâte avec le mystère de La mécanique du coeur (2007) de Mathias Malzieu

Le dimanche 19 décembre, nous procèderons de la même manière : à partir des ouvrages apportés par chacun…

La séance du 21 novembre
Album : La séance du 21 novembre
Divers moments de ce moment de rencontre autour de livres divers, puis de Comics avec Betty Boop...
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Commentaires:

2 Réponses à “Donc, le dimanche 21 novembre…”

  1. Annie
    Annie écrit:

    merci Yolande de ce compte-rendu fidelement detaille, c’est chouette, ce petit retour en arriere : retrouver les titres, les auteurs, … les sourires.
    La prochaine fois, les presents devront s’ organiser pour prendre en photo l’instigatrice de cette aventure. Bravo a toi. Bises

  2. Annie
    Annie écrit:

    merci Yolande pour ce compte-rendu fidelement detaille. Quel plaisir de retrouver les titres, les auteurs, les commentaires … et les sourires. La prochaine fois, nous attendons une photo de l’instigatrice de cette belle aventure

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